Mon bilan de mai 2014

Publié le par Eve

Mon bilan de mai 2014

Un joli mois de mai avec 149 km au compteur, autant dire du "jamais vu" sur ce blog.

Il faut dire que mes deux courses nature du mois ont bien aidé à augmenter le kilomètrage mensuel, il s'agit de la Grimpée du Semnoz (CR à lire ici) et la Maxi-race en relais de 4 (CR à lire ici).

Deux expériences en demi-teinte avec un constat un peu amer : "il n'y a pas de petite course, il n'y a pas de course facile".

En mai, je me suis posée plusisieurs questions de fond sur ma pratique :

- pourquoi ai-je tendance à choisir des courses aux formats supérieurs à mes capacités runnistisques actuelles ? (avec souffrance et performances limites à la clé).

- est-ce normal d'aller jusqu'à se faire mal pour progresser ?

Chacun son histoire, chacun ses limites, pour ma part, je me suis rendue compte que je retombais dans d'anciens travers, du "déjà vu", c'était dans une autre vie sportive...

J'en suis venue à la conclusion qu'il me fallait tenter, dans un premier temps, de courir des formats inférieurs (distances et déniv) sur lesquels je pourrais essayer de "performer", de donner le meilleur de moi-même et dans lesquels je ne subirais pas complètement ma course.

Deuxième réflexion, quitte à tenter un jour prochain une course plus relevée, m'en donner véritablement les moyens en ajustant mon entraînement et ma PPG à l'objectif visé.

Pour se préparer à un trail alpin, très cassant, courir dans la montagne ne suffit plus, ajouter côtes, escaliers, gainage, fractionné et j'en passe et des meilleures...

Qu'en est-il du mois de juin ? J'envisage, plus que sérieusement, d'annuler ma participation au cross du Mont Blanc, cette course était mon objectif ("secret") de la saison et même de l'année, disons-le.

Au vu de mes dernières performances, de mes difficultés en course, de mes chronos limites, il ne serait pas raisonnable de tenter cette course alpine réputée très difficile (l'altitude rendant les conditions météos incertaines).

Et vous ? Vous posez-vous régulièrement des questions sur votre pratique ? Avez-vous vécu des périodes de remise en question en dehors de vos blessures ?

"il n'y a pas de petite course, il n'y a pas de course facile".

Publié dans Mon bilan mensuel

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Corwin 06/06/2014 10:44

Moi perso, je te l'ai peut être déjà dis je n'aime pas courir, je ne fais du TRAIL que par passion pour la NATURE et la MONTAGNE, j'apprécie beaucoup le mélange marche, sportive, course, descente, cela demande plein de qualités physiques et techniques très varier !!! C'est un sport hyper exigeant, à tous les niveaux... Mon but à moi ce sera le plaisir avant la performance, donc finir un parcours en étant bien: l'aboutissement et oser participer: une victoire ! Et de ce faite j'ignore complétement comment je progresse régulièrement... Voilà pour la phylo...
Côté entrainement je me suis surpris à faire du gainage, y parait que ça aide bien pour être mieux en course à pieds, a priori il ne faut surtout pas négliger cette partie...
de plus je varie beaucoup mes activités un peu de vélo, un peu de natation( seul sport ou je suis un peu à l'aise) , un peu de roller et un peu d'escalade, je pense que cet hiver ce sera ski de fond afin de faire une coupure franche...
Pour la récupération massages perso et étirements à gogo et kiné une fois par mois et pour les jambes lourdes même sans sport j'ai ce gros défaut, jet de douche chaude au début sur les jambes jusqu'au bassin puis je baisse progressivement la température, super efficace !!!
Pour le petit déjeuner j'ai mis un frein au pain blanc etc , je mange soit un oeuf sur le plat avec céréales bio et un peu de fromage parfois et des fruits frais et la vache ça me cale super bien.
Quant a ton objectif secret je le trouve super génial, JUST DO IT, ne t'occupe pas des autres fais le pour toi, cela va te faire progresser mentalement et physiquement...

Fire Rasta 06/06/2014 06:15

Je pense que oui il faut souffrir pour progresser mais comme le dit Nolwenn, cette souffrance doit être acceptable.
Il faut réussir a ne pas trop se comparer aux autres, et se fixer des objectifs a peu près realistes. C'est normal de s'en vouloir de respirer comme un boeuf en plein agonie alors qu'au même endroit les meilleurs passent en sifflotant et sans transpirer. Mais il faut savoir quel est leur entraînement, le niveau d'investissement qu'ils mettent dans la CAP (nutrition, équipement et tout ce qu'il va bien)
Mais tu as fait des courses assez dures et t'es allée au bout donc je ne suis pas sûr que ces courses n'étaient pas de ton niveau.
bon courage pour la suite

Cédric V 05/06/2014 23:59

J'ai arrêté de me poser des questions existentielles sur le sujet, le jour où j'ai pris un entraîneur. Le problème de fond, c'est que seul on tourne en rond. L'autre t'apporte un regard critique, détaché et t'aide à mettre les bons moyens pour le bon objectif.
En clair, il y a là un confort sans précédent à gagner.

Nolwenn 05/06/2014 10:04

Le truc quand tu choisis une course "un peu au dessus de tes capacités" c'est surtout que tu te retrouves confrontée à des coureurs qui eux la choisissent parce qu'elle est pile poil dans leurs cordes. Donc ton chrono est moins bon que celui des autres et donc tu doutes. Mais techniquement, tu les as finies ces courses, donc tu en étais bien capable, même si tu as subi.

Je pense que revenir à des courses qui te semblent moins difficiles peut t'aider à reprendre confiance, voire à essayer d'accélérer si tu le sens. Après, si ce sont ces courses-là qui t'attirent, adapte ton entraînement pour moins souffrir. (pas toujours facile à faire, à intégrer dans le planning, tout ça tout ça)

J'aime bien quand tu demandes si c'est normal de se faire souffrir pour progresser. Je me suis posé la même question (en revenant d'un entraînement de trail complètement sur les rotules avec l'impression de pas en voir le bout). Je pense que oui, après c'est de la souffrance "acceptable" (au sens physique hein, j'ai pas de moral tu sais bien), on se pousse plus loin que la simple facilité, on se scie pas une jambe non plus... Pis je pense que ça participe à un besoin aussi qu'on a, de se faire mal pour "se réveiller", et "digérer le reste de ce qui va moins bien dans nos vies". Réfléchir en somme, et savoir où on veut aller. Je suis pas sûre d'être bien clair là. Disons que quand on me demande ce que je veux là comme ça, la réponse est confuse. Quand on me le demande alors que j'ai mal partout, c'est hyper clair. :)

Nolwenn 05/06/2014 16:50

Je t'avouerais que je le constate régulièrement aussi, que les gens s'inscrivent sur des courses qu'ils finiront "facilement". Si tu veux te faire une idée de ton niveau "par rapport aux autres", il te faut choisir une course vraiment populaire, où tous les niveaux osent se présenter. A titre d'exemple (parce que j'ai regardé ce matin justement) l'an dernier j'ai couru le trail des vignes et j'ai fini plutôt sur la fin du peloton, 259/291 avec un temps de 3h42. Sur le même trail cette année, si j'avais été faire le même temps, je me serais placée 151/259. Sacrée différence non? Tout ça sans progresser, juste en changeant les autres coureurs. L'an dernier la course était un peu plus "locale", les élites présentent étaient du coin (Amandine Roux, vainqueur féminine de l'ultra par exemple), cette année, on a des traileurs très suivis de la team Asics etc.
Donc ton classement est toujours à prendre avec des pincettes et ne doit surtout pas entamer ton plaisir d'y aller. Choisis les courses en fonction de ce que tu recherches sans t'inquiéter des autres.

Moi j'ai du mal à choisir en fonction des durées d'effort parce que j'avoue que j'ai du mal à calibrer le truc, je sais pas combien de temps je vais mettre...

Eve 05/06/2014 15:18

J'ai pu constater, sur ma dernière course en particulier, que beaucoup de trailers étaient "faciles" et torchaient leur section en moins de deux (résultats)... après, la question épineuse de la zone de confort... il doit y avoir un % de trailers qui ne va pas chercher un vrai challenge.
Du coup oui, çà ne fait que creuser l'écart avec les derniers ou même ceux du milieu, d'où ce sentiment de ne pas être à sa place.
D'habitude je regarde surtout en durée d'effort pour choisir une course, là j'ai mis 6 heures pour la maxi, donc grande souffrance pour le corps, au delà de 4 heures d'effort continu... çà devient dur chez moi.
Au niveau de l'acceptable, chacun ses limites mais j'ai vu une championne de trail abandonner en haut du semnoz, après "seulement" 19 km, je pense que parfois il vaut mieux renoncer et respecter son corps.
Si si, tu es très claire sur la fin :) je vois bien où tu veux en venir, on met plein de choses dans la course, des choses de la vie, des frustrations, des espoirs, etc.
Il faut le vivre pour comprendre mais je crois que dans le trail on cherche à se sentir vivant et aux commandes de sa vie... quelque chose de cet ordre là.