"Furari" ou les rêveries d'un arpenteur solitaire

Publié le par Eve

"Etre poète, c'est vivre libre et dans la beauté."

 

furari

 

Taniguchi...  Les années passent et c'est toujours avec autant de plaisir que le lis le mangaka.

C'est sans doute un de mes auteurs de bd préférés, tous styles confondus, impossible de me rappeler mais mon premier manga était sans doute un Taniguchi.

Le protagoniste de ce récit est arpenteur (ou géomètre dirions nous aujourd'hui), il vit à l'époque d'Edo et parcourt la ville de part en part pour en réaliser la cartographie. 

Si j'ai détourné le titre d'un récit inachevé de Rousseau "Les rêveries d'un promeneur solitaire", ce n'est pas pas hasard car le héros de "Furari" ne cesse de s'émerveiller des beautés et des richesses de la nature : cerisiers en fleurs, lucioles dans la nuit, inconnue surprise à sa toilette... Dans son récit, Taniguchi s'empare de l'héritage du philosophe français en proposant une idée simple: accéder au bonheur à travers la contemplation de la nature...

 

Récit contemplatif et poétique, comme souvent chez Taniguchi, le maître émaille son récit de haïkus et les vers de Basho entrent en résonnance avec ses dessins.

Pour moi, lire un ouvrage deTaniguchi c'est se ressourcer, faire une pause, revenir à l'essentiel car à travers ses dessins et la structure de son récit il laisse l'espace nécessaire au lecteur pour penser, réfléchir, rêver...

 

Furari, Taniguchi Jirô, Casterman, 2012.

Publié dans Un peu de lecture

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