Karen Elson, "The Ghost who walks"

Publié le par Eve

karen elsonThe ghost who walks est le premier album solo de Karen Elson. Cette jolie rousse de 31 ans, déjà connue comme top modèle à la renommée internationale, est également artiste de la troupe de cabaret new-yorkaise, The Citizen’s Band.

 C’est sous l’impulsion de son mari, Jack White des « White Stripes »« The Dead Weather », les nouveaux chamans du rock , producteur du disque édité sur son propre label, « Third Man Records », que Karen Elson s’est lancée dans ce projet d’album. Elle nous propose un disque totalement hors mode et dans lequel elle assume un bagage musical aux influences très diverses. On y retrouve pêle-mêle des chansons folk, des ballades irlandaises, de la country et des chansons dans un style cabaret. « Si ça ne tenait qu'à moi, je resterais dans le passé. J'adorerais vivre dans les années 1930. J'admire tant d'auteurs et de musiciens de cette décennie. », dit elle au journaliste de 20 minutes.

En effet, on l’imagine tout à fait avoir composé son album dans un grenier rempli de vieux objets et d’instruments de musique patinés par le temps. Une chose est sûre, Karen Elson possède un joli brin de voix et c’est bien volontiers que l’on se laisse transporter au gré des titres. Certains diront que le tout manque un peu d’homogénéité, je répondrais que c’est ce qui fait justement tout le charme de l’album. Il faut dire aussi que cette « britannique pur jus » aime les contrastes, elle s’est installée en famille à Nashville depuis 2005, une ville plutôt favorable à l’éclosion des talents musicaux ! Karen Elson n’est pas la seule artiste à avoir entrepris de revisiter la musique des « pionniers » américains (au sens littéral du terme), d’autres l’ont fait avant elle, je pense notamment au groupe Blanche originaire de Détroit et à leur album, « If We Can’t Trust The Doctors… », sorti en 2004, un groupe également proche des White Stripes.

Les textes de Karen Elson sont romantiques et un brin naïfs tout comme les robes et les rubans au charme suranné qu’elle arbore dans son live (voir ci-dessous). Le top modèle nous propose un univers visuel savamment étudié, à la croisée  d’« Autant en emporte le vent » (pour le côté frous-frous), des « Pétroleuses » (pour le côté, belle de l’Ouest sauvage) et de « Sleepy Hollow » (pour le côté gothique assumé) : de quoi captiver l’auditoire le plus blasé !

 

Son site :

http://www.karenelson.com/

 

 

Karen Elson, The ghost who walks, Third Man Records, Mai 2010, 12 titres

 

 


 

 

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karina 01/07/2010 21:28


Jolie voix et la mélodie est agréable... Il y a donc d'anciennes mannequins qui deviennent de vraies chanteuses ! Oh.... comme je suis peste !


Eve 02/07/2010 10:26


tout à fait (mais non tu n'es pas peste...), elle chante avec une voix audible et en plus, elle sait jouer de la guitare pour de vrai ! Le public français va pouvoir comparer...