Le jogging : part 2

Publié le par Eve

muraSi il y a bien une chose que j'ai totalement négligé quand j'ai commencé le jogging c'est bien le look, je dirais même plus, l'attitude. C'est ainsi qu'un étrange acccessoire de running a attiré mon attention, un truc de "gueudin" comme disent les jeunes : les chaussettes hautes... Ces chaussettes hautes, souvent noires, sont peu seyantes et donnent une drôle d'allure au coureur de fond...
Il y a bien deux catégories de coureurs, les "avec" et les "sans".
Le jogger souffre t-il plus que le reste de la population de problèmes veineux ? A-t-il besoin de chaussettes de contention pour courir ? La perplexité a laissé vite la place à l'inquiétude et de m'imaginer d'ici quelques mois en Madame Hulk avec de grosses veines/varices sur les jambes...
Après enquête, il s'agit en réalité de "chaussettes de récupération" qui, je cite, "revitalisent, accompagnent les bienfaits de l'étirement et accélèrent la récupération". Formidable, mais alors pourquoi les coureurs courent-ils avec leurs chaussettes de récupération ???
Sur ce point, le site Internet du Vieux campeur a dissipé mon trouble :
Ces chaussettes permettraient d'obtenir :
"- une meilleure circulation sanguine : accélération de la circulation sanguine, d’où une meilleure oxygénation des muscles qui entraîne une réduction des douleurs musculaires ;
- une meilleure récupération : un temps plus court pour récupérer, la diminution des traumatismes musculaires entraînent une réduction de la fatigue après sport.
- plus de performances : un excellent maintien qui réduit les vibrations musculaires et permet un mouvement plus précis."
Au final, on peut tout à fait courir avec ces chaussettes-là même si elles donnent au coureur un look de kéké ou "look du footballeur"...
Chacun fait ce qu'il veut mais alors pour moi, ce sera uniquement en hiver, sous le jogging ou à porter à la maison, en toute intimité, sans témoins...
En même temps, j'ai de la marge, le marathon n'est pas pour tout de suite...

Après Rocky Balboa, mon autre inspiration du moment est l'écrivain et coureur de fond Murakami. Ce court texte, trouvé le sur le site Internet des Editions Belfond est la présentation du roman "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond", un ouvrage publié en 2009.
"Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied.
Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain.
Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés.
Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée..."

Publié dans Entraînement

Commenter cet article