« Tels Alain Bashung », l’album hommage

Publié le par Eve

Bashung, c’est une voix qui fait voyager, une scansion particulière, un charisme fou, une silhouette élégante, des clips inoubliables…

 

tels Alain BDeux ans après la disparition d’Alain Bashung, le vide laissé est toujours aussi grand. C’est donc avec beaucoup d’intérêt et de curiosité que j’ai écouté ce disque de reprises, intitulé « Tels Alain Bashung » et sorti le 26 avril dernier.

Ce disque est plutôt une belle surprise pour les admirateurs du tant regretté dandy rocker, admirateurs dont je fais évidemment partie ! Bashung, c’est une voix qui fait voyager, une scansion particulière, un charisme fou, une silhouette élégante, des clips inoubliables…

Une pléiade d’artistes et de groupes s’est prêtée à l’exercice, au combien périlleux, de la réinterprétation de morceaux marqués au fer rouge comme « Madame rêve », « Volutes » ou encore « Osez Joséphine », et disons-le, avec plus ou moins de bonheur…

Citons-les : Noir Désir, Dionysos, Benjamin Biolay, Miossec, Christophe, Keren Ann, -M-, Dionysos, Raphaël, Gaëtan Roussel, Vanessa Paradis, Stephan Eicher.  Étonnamment, Les BB Brunes sont les seuls « petits jeunes » de la bande à avoir été conviés, on ne peut que regretter le manque d’audace de la maison de disque !

Pourtant, ce disque ne manque pas d’intérêt, on y trouve quelques pépites, au premier rang desquelles la somptueuse reprise de Christophe sur le titre « Alcaline », sorte de titre en négatif d’ « Aline ».

On peut saluer aussi la talentueuse Keren Ann qui joue à fond le jeu de la reprise en signant une version électro tout à fait personnelle de « Je fume pour oublier que tu bois », une chanson assez méconnue de Bashung et qui figure sur « Roulette russe », un album des débuts. Bertrand Cantat livre une interprétation pour le moins troublante d’ « Aucun express » qui ne pourra pas vous laisser indifférent. La participation des BB Brunes avec la reprise de « Gaby oh Gaby », sonne comme une évidence même si le groupe s’est contenté de rester sur les sentiers balisés de la version originale, il a le mérite d’insuffler une énergie juste sur ce titre-phare. N’oublions pas Benjamin Biolay, Vanessa Paradis et Gaëtan Roussel qui tirent avantageusement leur épingle du jeu !

Je ne m’étendrais pas sur les autres titres de cet album, ils ne m’ont pas vraiment charmé, « Au chagrin, il est vain d’en rajouter »…

 

Tels Alain Bashung, Multi interprètes, avril 2011, Barclay.

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