« Walking dead » : petit manuel de survie en milieu hostile

Publié le par Eve

« Tous les médias se sont arrêtés au bout de quelques semaines. Depuis je n’ai plus entendu grand-chose… S’ils ont trouvé un moyen de stopper ça… Ils n’ont pas encore commencé ici. Ces choses sont partout. »

 

walkingL’histoire

Rick Grimes est officier de police. Gravement blessé durant une intervention, il se réveille à l’hôpital après un long coma. Paniqué, il appelle à l’aide, mais personne ne vient à son secours, l’hôpital semble déserté, enfin presque… Au détour d’un couloir, il tombe sur un cadavre puis il est attaqué par une horde de zombis. Il parvient à s’enfuir mais au-dehors le cauchemar continue, la ville semble dévastée et abandonnée à l’image de son domicile où il ne trouve nulle trace de sa famille. Il finit par tomber sur Morgan Jones et son fils, Duane, tous deux ont trouvé refuge dans une maison voisine. Cet homme n’en sait pas beaucoup plus long sur « ça », ce mal étrange qui transforme les êtres humains en zombis affamés de chair humaine. La façon la plus efficace de neutraliser ces « choses » semble encore le bon coup de pelle dans la tête. Rick décide de partir pour Atlanta, où, croit-il, sa femme et son fils ont dû trouver refuge chez ses beaux-parents. Il parvient à rejoindre la ville mais celle-ci est entièrement peuplée de zombis. Cerné de toutes part, il est sauvé in extremis par un jeune homme qui le conduit à un camp de survivants en bordure de la ville.

 

Mon avis

Walking Dead, c’est l’histoire d’un type ordinaire qui se retrouve projeté dans une situation extraordinaire, la formule « made in USA » peut paraître éculée, mais dans le cas présent, Robert Kirkman, le scénariste, maîtrise plutôt bien son sujet.

Si au départ de cette histoire, Rick, le personnage principal, est juste un bon gars du Kentucky, père de famille et officier de police, on pressent qu’il a en lui l’étoffe d’un héros. Il possède deux qualités essentielles pour survivre dans un monde peuplé de zombis, l’humanité et le courage. Et si dans ce premier tome, il se montre parfois un peu trop confiant envers ses semblables, on sent que cela ne durera pas…

Le dessin en noir et blanc du duo Moore/Adlard est efficace et même virtuose, en revanche il n’est pas d’une très grande originalité, le point fort de cette BD est donc le scénario. Le rythme de ce premier tome est haletant, le lecteur, tel le héros, est propulsé dans un monde totalement terrifiant et inconnu. Robert Kirkman a habilement posé les jalons d’une série qui compte pas moins de 25 tomes à ce jour dont 12 sont actuellement disponibles chez Delcourt.

Il serait donc dommage de s’arrêter à l’aspect « gore » de cette BD puisque le vrai sujet de cette série, me semble-t-il, est la manière dont la microsociété formée par le camp d’Atlanta va organiser sa survie en « milieu hostile ».

Découvrira t-on ce qu’il s’est vraiment passé ? S’agit-il d’un virus ? Dans ce cas, que fait le gouvernement américain ? Existe-t-il d’autres survivants ? Rick parviendra-t-il à échapper aux zombis ?

 

Cette BD a d’ores et déjà été adaptée en série TV, la diffusion française est prévue pour mars 2011 sur une chaîne « au nom de fruit ».

 

Walking Dead, T.1 Passé décomposé, scénario de Robert Kirkman, dessin de Tony Moore et Charlie Adlard, Éditions Delcourt, 2007, 143 p., 12,90 € 

 9782756009124 pl05

© Éditions Delcourt / R. Kirkman / T. Moore / C. Adlard

Publié dans Un peu de lecture

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karina 10/02/2011 18:51


J'en connais un à qui ça plairait ! Ça fait penser un peu à 28 jours plus tard de Danny Boyle.
Dans le même genre, j'ai lu dernièrement un livre "La Route" de Cormac McCarthy qui est trés bien écrit !


Eve 11/02/2011 00:11


oui, le début fait penser au film de Danny Boyle, film vu chez vous d'ailleurs ! (vu en partie, certaines scènes étant bien gore...). Le zombi de BD me fait moins peur que le zombie de TV. Je
comprends maintenant l'aspect un peu métaphysique du zombi dont Franck parlait, il peut y avoir une lecture à plusieurs niveaux. J'ai vu le film tiré du livre de Cormac McCarthy : sombre !